Vendredi 25 Septembre 2009 À 20H - Opéra Berlioz / Le Corum Ballet de l'Opéra National de Paris George BalanchineJoyaux
George Balanchine occupe une place à part dans l'histoire de la danse : de par ses origines (russes) puis son envol vers d'autres cieux, l'Amérique où il créa le New York City Ballet, compagnie de référence. Quant à son apport de chorégraphe, élève de l'école de Saint-Pétersbourg d'abord, talent précoce repéré par Diaghilev pour ses Ballets Russes de Paris à Monte-Carlo par la suite jusqu'au final éblouissant outre-Atlantique, il place Mister B. au sommet. Joyaux, entré en 2000 au répertoire du Ballet de l'Opéra National de Paris, sans doute une des troupes les plus sensibles à l'élégance racée de Balanchine, est comme un voyage dans le parcours du maître. En trois temps et autant de ballets, George Balanchine y évoquait son parcours de créateur sans frontière. Émeraudes, sur la musique de Gabriel Fauré, renvoie au classicisme à la française ; Rubis à la couleur exubérante de la musique d'Igor Stravinski, compagnon de route, et des États-Unis ; enfin Diamants, aux tonalités toutes empreintes de Piotr Ilyitch Tchaïkovski, rappelle les années de formation au Théâtre Mariinski. Tout Balanchine ou presque, son art du pas de deux comme de l'arabesque, est là. Christian Lacroix, le couturier du baroque réinventé, y ajoute sa signature, créant décors et costumes d'une infinie richesse de tons. Ces Joyaux n'en sont que plus précieux. pn
Directrice de la danse du Ballet de l’Opéra National de Paris : Brigitte Lefèvre
AVEC les Étoiles, les premiers danseurs et le corps de ballet CHORÉGRAPHIE George Balanchine DÉCORS ET COSTUMES Christian Lacroix LUMIÈRE Jennifer Tipton MUSIQUE ENREGISTRÉE PAR l’Orchestre de l’Opéra National de Paris, SOUS LA DIRECTION DE Paul Connelly
Émeraudes MUSIQUE Gabriel Fauré, Pelléas et Mélisande et Schylok, extraits
Rubis MUSIQUE Igor Stravinski, Capriccio pour piano et orchestre
Diamants MUSIQUE Piotr Ilyitch Tchaïkovski, Symphonie N°3 en Ré Majeur, Op. 29, extraits
Attention en série 1 les dernières places disponibles sont situées sur les quatre premiers rangs face à la scène.
Situé au tout premier rang des Palais des Congrès de France, opéra renommé pour ses qualités acoustiques, le Corum a été réalisé par l’architecte Claude Vasconi. De conception pionnière, ce site multiscénique haut de gamme compte parmi les richesses de Montpellier et est considéré comme l’une des plus belles scènes du Sud de l’Europe. Esplanade Charles de Gaulle à Montpellier
Tramway 1 ou 2 arrêt Corum Le Corum dispose d’un parking souterrain qui propose un tarif spécial (4 €) les soirs de spectacle. Salle numérotée 2 000 places (Opéra Berlioz)
Série 1 : Parterre et premier balcon. Série 2 : 3 derniers rang parterre et 3 derniers rangs balcon, 1 er étage de loge de face, 1 er et 2ème étage de loge de côté. Série 3 : 2 ème étage de loge de face et 3 ème et 4 ème étage de loge de côté. Série 4 : dernier étage de loge de face et 5 ème et 6 ème étage de loge de côté.
Le Ballet de l’Opéra National de Paris, âgé de 346 ans, est l’une des plus jeunes compagnies d’aujourd’hui. Il plonge ses racines dans plus de trois siècles d’histoire.
Berceau de la danse classique, codifiée sous le règne de Louis XIV, qui institua dès 1661 l’Académie Royale de Danse, le Ballet de l’Opéra de Paris n’a cessé de poursuivre son développement, s’affirmant comme une compagnie de répertoire et restant fidèle à sa double vocation de transmission et d’ouverture à la création.
Glorieux de son passé, le Ballet – dont les destinées sont aujourd’hui confiées à Brigitte Lefèvre – est un foyer d’art vivant accueillant les plus grands chorégraphes du moment et de nombreuses compagnies étrangères.
Son répertoire est vaste : entre autres références romantiques (Joseph Mazilier, Philippe Taglioni) et classiques (Marius Petipa), œuvres des Ballets Russes de Serge Diaghilev, chorégraphies modernes (Martha Graham, José Limon), ballets néo-classiques (George Balanchine, Jerome Robbins), œuvres contemporaines (Alvin Ailey, Pina Bausch, Maurice Béjart, Carolyn Carlson, Merce Cunningham, Nacho Duato, Mats Ek, William Forsythe, Ohad Naharin, John Neumeier, Alwin Nikolaïs, Jiri Kyliàn, Roland Petit) et commandes de créations (Jérôme Bel, Davide Bombana, Trisha Brown, Odile Duboc, Jean-Claude Gallotta, Michel Kelemenis, Abou Lagraa, Blanca Li, Susanne Linke, Edouard Lock, Thierry Malandain, Benjamin Millepied, José Montalvo, Michèle Noiret, Angelin Preljocaj, Laura Scozzi, Saburo Teshigawara, Robyn Orlin, Sasha Waltz).
Le Ballet de l’Opéra de Paris est composé à ce jour de 150 danseurs (dont 15 étoiles, 15 premiers danseurs, 38 sujets, 37 coryphées, 45 quadrilles) issus, en majorité, de sa propre Ecole de danse, dirigée par Elisabeth Platel. La moyenne d’âge tourne autour de 25 ans et en fait l’une des plus jeunes compagnies actuelles.
Né en 1904, George Balanchine reste l’une des figures les plus novatrices de la danse du XXème siècle. Décédé en 1983, ce produit de l’école classique russe, ayant fait ses classes au conservatoire de Saint-Pétersbourg (cours de composition et de danse), fait déjà la une des magazines par son esprit visionnaire et moderniste, grâce aux soirées du jeune ballet, dès 1922.
C’est sans conviction que ce fils de compositeur géorgien entre à l’école impériale de danse de Saint-Pétersbourg en 1914 à l’âge de dix ans. En parallèle, il suit des études de piano en rêvant de devenir un grand musicien. Contrairement à ses espérances, c’est la danse qui va lui offrir ses plus grandes joies et la consécration.
Trois ans plus tard, il quitte le sol natal pour l’Europe, en particulier pour la France, où devenu maître de ballet de Diaghilev, il se voit proposer un poste permanent à l’Opéra de Paris, alors théâtre privé, dirigé par Jacques Rouché. Mais son intégration sur la scène parisienne ne se fera pas à cause d’une maladie et c’est l’un des ses danseurs, Serge Lifar qui rayonnera sur l’institution parisienne...
Fondateur de sa propre compagnie en 1933, Balanchine gagne les Etats-Unis et devient directeur-fondateur du New York City Ballet qu’il pilote jusqu’à sa mort. Balanchine, outre une exigence technique phénoménale, entreprend la réforme en profondeur du vocabulaire classique, élargissant sensiblement le répertoire des pas et de la gestuelle, afin d’exprimer au plus près, l’activité rythmique de la musique.