Jeudi 15 Octobre 2009 À 20H - STUDIO BAGOUET / AGORA Mathilde Monnier Ccn de Montpellier Languedoc-RoussillonPavlova 3'23''
Mathilde Monnier cherche sans cesse de nouvelles voies à explorer et déjoue les attentes en renouvelant son travail à chaque spectacle. Après les collaborations avec des artistes d’univers différents - écrivains, philosophes, musiciens ou plasticiens, elle plonge dans notre imaginaire collectif en signant seule Pavlova 3'23'', sa nouvelle création. Le titre porte le nom de l’interprète légendaire Anna Pavlova pour qui Fokine créa en 1907 La Mort du Cygne. La danseuse a incarné le rôle toute sa vie sur les scènes du monde entier avant de revêtir une dernière fois, selon la légende, son costume du cygne à l’heure de sa propre mort. Un solo qui tient une place très particulière dans l’histoire de la danse. Une pièce courte, 3 minutes et 23 secondes. Mais aussi un sujet rarement abordé à l’époque : l’improvisation d’une danseuse sur l’idée du mouvement qui ne veut pas finir ni mourir. C’est à cet endroit que Mathilde Monnier pose son propos : "Comment imaginer travailler autour de cette idée de la fin de toute représentation, d'une danse sans fin, comment le geste et la mémoire sont-ils encore des lieux d'inscription de vie et de mémoire ?" Pour répondre, la chorégraphe s’entoure d’Annie Tolleter pour la scénographie, d’Éric Wurtz pour la lumière, mais aussi de quatre compositeurs, Rodolphe Burger, Erikm, Heiner Goebbels, Gilles Sivilotto, à qui elle a demandé des versions recomposées et inédites de la musique de Camille Saint-Saëns. nb
CHORÉGRAPHIE Mathilde Monnier LUMIÈRE Éric Wurtz SCÉNOGRAPHIE Annie Tolleter MUSIQUE Rodolphe Burger, Erikm, Heiner Goebbels, Gilles Sivilotto SON Olivier Renouf AVEC Cecilia Bengolea, Julia Cima, Yoann Demichelis, Julien Gallée-Ferré, Corinne Garcia, Thiago Silva Granato, Olivier Normand, I-Fang Lin, Rachid Sayet REMERCIEMENTS Cyril Lot
Autour de la création Pavlova 3’23” Exposition de photos de Marc Coudrais OCTOBRE 2009 RESTAURANT L’INSENSÉ / MUSÉE FABRE
D’abord couvent au XVIIè siècle, prison de femmes au XVIIIè siècle, puis caserne au XXè siècle, le Couvent des Ursulines devient aujourd’hui l’Agora, cité internationale de la danse. Réunissant le Centre chorégraphique national de Montpellier Languedoc- Roussillon et Montpellier Danse, Festival et Saison, l’édifice est aujourd’hui entièrement restauré et dédié à la création chorégraphique.
Le Corum dispose d’un parking souterrain payant à proximité de l’Agora, cité internationale de la danse.
Studio Bagouet / Agora Centre chorégraphique national de Montpellier Languedoc-Roussillon Boulevard Louis Blanc à Montpellier Tramway 1 Louis Blanc Salle non-numérotée 160 places
De pièce en pièce, Mathilde Monnier déjoue les attentes en présentant un travail en constant renouvellement. Sa nomination à la tête du Centre chorégraphique national de Montpellier Languedoc-Roussillon en 1994 marque le début d’une série de collaborations avec des personnalités venant de divers champs artistiques. De la plasticienne Beverly Semmes à l’écrivain Christine Angot en passant par le philosophe Jean-Luc Nancy ou la cinéaste Claire Denis, Mathilde Monnier ne cesse de repousser les frontières pour nourrir un travail qui est expérience avant toute chose. La création musicale occupe une place de choix à travers des collaborations très variées qui touchent autant aux musiques savantes que populaires : le jazzman Louis Sclavis, les compositeurs David Moss et Heiner Goebbels, le platiniste virtuose eriKm. Plus récemment, elle s’appuie aussi bien sur la musique de la rockeuse P.J. Harvey que sur l’univers pop en rose du spectacle 2008 vallée qu’elle co-signe avec le chanteur Philippe Katerine dans un final en beauté à la Cour d’honneur du Festival d’Avignon 08. Fascinée par l’idée de l’unisson elle crée le bucolique Tempo 76 au Festival Montpellier Danse 2007 sur la musique de Gyôrgy Ligeti. En février 2008, elle accepte la commande de l’Orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Simon Rattle et chorégraphie l’Opéra Surrogate Cities de Heiner Goebbels. Plus de 130 amateurs sur scène participent à cet opéra centré sur la ville et les rapports de pouvoir qui s’y opèrent. La même année, elle présente au Festival Montpellier Danse 2008 le burlesque duo Gustavia dans lequel elle se met en scène au côté de la performeuse espagnole Maria La Ribot. En 2009, Mathilde Monnier s’intéresse à La Mort du cygne à travers une pièce, Pavlova 3’23’’, créée dans la saison Montpellier Danse en octobre 2009.
Mathilde Monnier a été présente à Montpellier Danse en 1993 (Pour Antigone), en 1994 (Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt, Chinoiserie et Ainsi de suite avec Viola Farber ), en 1995 (Nuit), en 1997 (Arrêtons, arrêtez, arrête), en 1998 (Les lieux de là), en 2000 (Potlasch, Dérives), en 2001 (Natt, Rose), en 2002 (Multi materials et saison / Déroutes), en 2004 (Publique), en 2005 (La place du singe), en 2006 (2008 vallée), en 2007 (Tempo 76), en 2008 (Gustavia), en 2009 (City Maquette), en 2009(saison / Pavlova 3’23)
Arrivé à Nice en 1987 pour y faire ses études à la Villa Arson, Dominique Figarella en repartira en 1997 pour s’installer dans le région de Montpellier. Depuis 2001, il enseigne à l’ENSBA, l’École des Beaux-Arts de Paris. Dominique Figarella s’est engagé dans une pratique de la peinture exigeante, à la fois savante et ludique. Au début des années 90, il emploie dans ses tableaux des objets incongrus comme image, outils et métaphores du geste du peintre. Ballons, sparadraps et chewing-gums revisitent également, de manière très ironique, les matériaux traditionnels du tableau. Un jeu complexe de décisions et d’accidents, de gestes et d’empreintes s’y met en scène tandis que la peinture, conçue dans une démarche résolument abstraite, travaille à figurer l’acte même de peindre. Dans les pièces les plus récentes, il a introduit des photographies. Le mimétisme entretenu entre la peinture et la photographie interroge le rapport de chacun de ces médiums à la réalité. Le tableau, photographié en cours d’élaboration, accueille sur sa surface cette même photographie appliquée, déformée, qui vient souligner les processus de construction. Cette image rend compte de la fabrication du tableau, à la manière d’un « Making Of » qui documente un stade particulier, une temporalité de composition de la forme peinte.