Chorégraphes : Saburo Teshigawara et Francesca Lattuada
Ballet du Grand Théâtre de Genève
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Francesca Lattuada:Son parcours éclectique débute à Milan, sa ville natale. Parallèlement à sa formation dedanseuse, elle y étudie les Beaux-Arts.
Sa curiosité la porte vers les cultures primitives,la littérature et les arts de la scène. Installée en France depuis une dizaine d’années, elle fonde sa propre compagnie en 1990, baptisée FestinaLente.
Ses activités ne se limitent pas à la créationde spectacles. Peu après son arrivée en France,
elle crée les costumes de
Fragments, pièce de Catherine Diverrès, et poursuit sa formation en étudiant le théâtre Nô, le chant traditionnel et classique, la danse avec Jacques Patarozzi.
En 1994, elle obtient la bourse Romain Rolland et part étudier la danse et le chant à Madras.
La même année, elle crée le numéro
Killeratu pour un funambule. Puis on la retrouve chez François
Verret, où elle est interprète dans
Nous sommes des vaincus.
En 1998, elle part quatre mois avec une bourse de l’AFAA à Kyoto pour la VillaKujoyama. Parallèlement, elle enseigne et mène des actions pédagogiques avec des interprètes de sa compagnie.
Elle crée
Simplicissimus 1990), Hilarotragoedia (1991), Stultifera Navis1992), Les Dieux sont fâchés (1993-1994),Carnaleva (1995), Zirkus, primitif opéra (1996),Mariages (spectacle de rue à Nancy - 1997),Le Testament d’Ismaïl Zotos (1998), Exode (spectacle de rue à Strasbourg – 1998), lamise en scène à l’Opéra National du Rhin des
Paraboles d’Eglise de Benjamin Britten (1999),
La donna è mobile (janvier 2000).
En 2001, elle mettait en piste le spectacle de fin d’études de l’Ecole de cirque de Châlons-en-Champagne.
Dernièrement, elle a imaginé Ostinato, partition pour une danseuse seule, et elle a participé àl’inauguration du CND de Pantin.
Irene Filiberti, collaboratrice littéraire de Festina Lente, qualifie la chorégraphe, qu’elle apprécie, d’affabulatrice : oui, Francesca Lattuada aime se lancer dans des récits discontinus,invraisemblables.
Et si les spectacles de Francesca Lattuada,
qualifiés par la presse de «cirque baroque», de«bric-à-brac», de «fantastiques, mystérieux», ou de «fascinants délires surréalistes», étaient un moyen pour elle de s’interroger, comme elle le fait verbalement, sur la disparition des rituels, à l’origine du retour de la violence dans nos sociétés ?
Saburo Teshigawara:
Né à Tokyo, il commence sa carrière en 1981, après avoir étudié les arts plastiques et la danse classique.
En 1985, il fonde la compagnie Karas avec Kei Miyata. ll se fait connaître en Europe dès 1986, lorsqu’il remporte le Premier Prix des Rencontres chorégraphiques internationales de Bagnolet.
Depuis, il est invité avec sa compagnie par les grandes scènes européennes (Londres, Paris, Berlin, Amsterdam, Bruxelles...) ainsi qu’en Amérique, notamment à New York et Montréal. En 1994 et 1995, il est l’invité de William Forsythe et crée
White Clouds Under The Heels Part I & Il pour le Ballet de Francfort.
Par ailleurs, il élabore le projet pédagogique S.T.E.P. (Saburo Teshigawara Education Project) qui entend promouvoir de jeunes talents. En 1989, il crée le solo I
shi-no-hana (Fleur de Pierre), en 1991
Bones in Pages et, en 1992,
Noiject dans un entrepôt désaffecté de Yokohama.
En 1996, il crée
I Was Real - Documents au Kunsten Festival des Arts de Bruxelles et lance, en collaboration avec des musiciens expérimentaux, un nouveau projet intitulé
In : Edit, interprété dans une ancienne centrale électrique de Newcastle. Avec
Absolute Zero, présenté en 1998 à Tokyo, il part en quête de «l’immobilité absolue». En 1999, il conçoit
Night Songs, pièce solo pour Kei Miyata, et
Le Sacre du printemps pour le Ballet d’Etat de Bavière, puis, en 2000, il est invité par Jiri Kylian auprès du Nederlands Dans Theater 1. En 2001, il conçoit
Luminous avec un jeune aveugle. En 2003, l’Opéra de Paris lui commande une création,
Air, et en 2004, il est sélectionné comme mentor de danse par Rolex Mentor and
Protégé Arts Initiative. En 2006, il est nommé professeur à la Rikkyo University (Japon).